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Un petit tour dans mon imaginaire
Ca vous dit ?
Pardon si on mélange les grosses blagues
et la spiritualité !!!
Un petit tour dans mon imaginaire
Ca vous dit ?
Pardon si on mélange les grosses blagues
et la spiritualité !!!
MAMIE TROTTE-MENU. . .
Debout au milieu de ses parterres,
Un châle sur les épaules… Attentive…
Doucement, une à une, ses fleurs,
Elle contemplait… Parfois elle se baissait,
Semblant se casser par à-coups…
Pour rencontrer, ultime faveur…
La narine gourmande, les suaves
senteurs…
Innocent plaisir qu'elle prolongeait...
Après hélas ! Il lui fallait se redresser,
Une main sur le rein pour soulager…
Une pensée émue sur la souplesse passée,
Nostalgie du temps où elle cueillait,
Dans les rires, à pleines brassées,
De quoi composer de splendides bouquets,
Que souvent de grand cœur elle offrait…
Ô ! Joie immense de partager…
A présent, parmi les ombres disparues,
Allant de l’une à l’autre… Trotte-menu,
Madelon des fleurs, elle leur versait à boire…
Quelques gorgées du petit arrosoir…
Mamie entretenait de Dame nature la beauté…
Elle aimait tant ses belles assoiffées…
Il faut vous dire en confidence…
Que les rosiers, discrets témoins,
Etaient déjà là, du temps où le fiancé
Venait conter fleurette à sa promise…
Las parti, le gentil petit mari…
Seules les fleurs demeurent pour parer,
De leur beauté, les souvenirs de Mamie…
Alors vous comprenez, quand on n’a plus à qui parler…
Les plantes et les lieux vont font écho ! ! !
Roland
LES AMOURS DE PITCHAC. . .
n Ô pitchac, tu as donné un coup de pied à la valise… ?
n Hé ouais ! Ce soir je suis de sortie…
n Pas possible, toi… Avec une fille ?
n C’est qu’il s’est fait beau… Et avec du sent-bon !
n Peut-être même qu’il a eu la main lourde avec la bouteille…
n Il emboucane tout le bistrot… Alors de près… La petite… Si elle ne porte pas son flacon de sels sous le pif… Ton premier baiser… Ca sera un long…long baiser de réanimation…
n Une façon comme une autre de se ménager des bouches-à-bouches…
n Il serait futé notre Don Juan !
n Qu’est-ce que tu crois… Déjà qu’il nous en met plein la vue par son premier emballage… Au fait Pitchac, t’es toujours puceau ?
n Je suis « T’allé au bal, plusieurs fois… Heu ! »
n Ah bon ! T’es un vieux pistard !
n Mais tout nu avec des filles… ?
n Heu ! Lui ! C’est des coups, qu’on te vole tes habits… Ma manman m’a expliqué que c’est comme ça qu’on se fait voler aussi la vertu…
n Belle leçon de self-défense ! On se croirait en plein dans les « Martelleries » de Charles… Fiston fais gaffe à gauche… Fiston fais gaffe à droite…
n Surtout n’enlève pas le pantalon, c’est comme ça qu’on se fait voler la santé… Et puis aussi tu pourrais tomber sur une gourmande…
n Ah ouais ! T’as entendu parler des croqueuses de glands ! Non ? Il faut que je t’explique…
n Arrête ! Tu vas lui faire peur…
n Si c’est ça les sorties, j’y vais pas !
n Vous êtes contents de vous… Apprenez Messieurs qu’on ne casse jamais un coup… Il y va de l ‘avenir de notre espèce…
n Après la multiplication des petits pains, voilà que notre nouveau guide prêche pour la multiplication des fadas…
n Et alors… Les fadas n’auraient pas le droit de s’envoyer en l’air !
n Ce ne sont pas les fadas qui sèment la pagaille sur terre…
n Méfions-nous plutôt des intelligents qui ne savent plus quoi inventer pour nous pourrir l’existence, à leur profit…
n Ô Pitchac ! Va te promener avec ta petite et n’écoute pas cette bande de soiffards ! Va petit ! Que quelqu’un lui fasse un brin de conduite tout en lui expliquant le B et A BA de ce que vous savez…
n Pas d’entourloupe !
n Ce serait dommage de tout gâcher… Je connais une jeune mariée jolie comme un cœur, intelligente, avec de la répartie et savez-vous de qui elle est la fille ? La fille de X… Parfaitement oui Messieurs, X le fada… Alors les préjugés, les airs entendus, basta… Oublions que nous sommes loin de connaître tous les mystères de l’existence…
n De quelque manière qu’elle se présente, qui peut dire non à la vie ?
n Gros problème de conscience…
DIS MONSIEUR . . . !
n On peut se poser des questions… Sur notre avenir… Les adultes ont en partie les réponses… Mais dans la tête de nos gosses…
n Chaque âge a ses plaisirs… Retombe en enfance et tu te souviendras peut-être des pensées qui t’habitaient alors…
n Certes, mais les époques ont changé… Les données ne sont plus les mêmes…
n A commencer par le trombinoscope politique… Le cirque a renouvelé son lot d’éléphants…
n Ca ne barrit plus sur le même ton… Avant quand on voyait Marchais, c’était le spectacle assuré…
n Il suffisait de le titiller sur un sujet et on avait la réplique qui fusait… Sans cesse répétée, on en connaissait les chutes et ce sont elles qu’on attendait…
n T’as pas connu ça toi le jeune… C’était l’époque où il nous chantait combien c’était beau chez le camarade Staline…
n A présent qu’on sait tout ou presque sur l’Histoire, on peut mesurer l’étendue de ce qu’on peut nous faire avaler…
n Y avait une belle formule qui foutait des complexes à ceux qui avaient la foi… C’était du style : « La religion, opium du peuple… » Enfin ! Une façon comme une autre de fermer des caquets…
n Ce qui n’a pas changé c’est cet entêtement des uns et des autres , à toujours vouloir avoir raison…
n L’art consommé du dialogue…
n Tu parles ! Il faut faire un tour sur les ondes et s’en mettre plein les oreilles des cacophonies des débatteurs qui parlent tous en même temps… Sans parler des meneurs de jeux qui privilégient les temps de paroles des petits copains de leurs bords…
n Que des gentillesses… J’aime bien quand il y en a un qui va exposer une idée et qui à peine commencé se voit coupé par l’annonce : A présent nous allons passer à la question suivante…
n Si après ça tu n’as pas compris que tu t’es fourvoyé dans cette émission, c’est que tu crois comme Rousseau que tout le monde est bon…
n Plein d’illusions, on se demande ce que tu fais là !
n Y en a qui sont gonflés… Bien sûr ça se passait, il y a un bail, aux lendemains de 68… Je me souviens très bien d’avoir vu à la télé un Monsieur prendre son bain avec un bambin… Jusque là rien d’extraordinaire… Mais que suive toute une théorie sur les côtés bénéfiques des frottements des corps… des besoins … Chacun interprète ça comme il l’entend…
n Tu aurais un doute sur la pureté des intentions ?
n Va savoir ce qu’il y a dans les crânes… ! C’est loin tout ça ! Le mieux serait qu’on ressorte le reportage des archives… Ainsi nous pourrons rafraîchir les mémoires…
n Quelque part le témoignage est bien vivant… Grâce au progrès.
n Reste l’amende honorable, ou bien tu te présentes avec le label : Plus blanc qu’avant… Trouve une bonne marque de lessive…
n Tu as le choix entre ça et la casserole à traîner…
n Mais qui se soucie du passé dans un monde qui ne vit qu’une longue fuite en avant…
n On ne se perd plus en regrets on a mieux à faire en vous présentant l’homme nouveau…
n Dans un système économique qui se casse la gueule nous en sommes encore à admirer ceux qui affichent les attributs de la réussite matérielle… Quels que soient les moyens pour y parvenir… !
n A la poubelle, les enquêtes de moralité…
n Alors, qu’on ne vienne pas nous bassiner avec les déclarations :
J’suis blanc comme neige…
n Parle pas de neige…Ils vont te fêter comme un parrain de la Coc !
n Avec toutes ces nouvelles valeurs, y a de quoi être déboussolé !
« LES EDENNERIES. . . »
n Qu’est-ce que tu nous balances encore… Des Edenneries… ?
n Mais mon bon ! A toujours regarder par terre, tu en oublies de lever les yeux au ciel de temps en temps… Si tu étais moins mécréant, tu serais branché…
n J’ai tout mon temps pour aller ad Patres… Et puis d’abord personne n’en est revenu pour nous raconter par le menu, comment ça se passe là-haut…
n Rien que pour ce genre de remarque, tu ne mérites pas d’y aller…
n Je ne suis pas pressé… Dis donc Saint Pierre est toujours à l’entrée ?
n Œuf Corse ! Rien ne change chez l’ Immuable…
n Tu crois que lui aussi… Il distribue des préservatifs… Car après tout c’est un lieu de plaisir… Peut être le dernier à fréquenter… Mais ça n’empêche pas qu’il faut rester couvert…
n Apprenez Môsieur, que le Paradis ne reçoit que ce qui s’est fait de mieux… Sous tous rapports… Que du beau linge ! Remettriez-vous en doute la pureté des vestales ? Malappris !
n Si tu crois que les fines draperies et cotonnades sont désertées par les chtouilles galopantes et autres gâteries, tu te fourres le doigt dans l’œil…
n C’est vrai ce qu’il dit… La vérole qui ne frappait que le bas clergé… C’est largement dépassé… La démocratie a nivelé les différences… Tout le monde y a droit !
n Les sœurs Phyllis n’ont plus le monopole…
n Tu veux parler des Six ?
n Ouais ! C’est une des faces de l’économie libérale… Heu ! Tout le monde en a sa part…
n Mais alors, ils sont tous plombés… !
n Enfin ! Messieurs, vous vous égarez… Il s’agît du Paradis ! Vous semblez faire fi des récompenses suprêmes…
n Est-ce que la Sécu suit, pour les soins ?
n Une antenne de la Sécu, au Paradis… Ca, je ne sais pas…
n Mais arrêtez de nous embrouiller… Au Paradis, le mal n’existe pas… Le bonheur parfait se rit des basses contingences matérielles… Au diable la maladie !
n Peut-être qu’il a raison et que là-haut, on prend son pied d’une toute autre façon…
n Si tu nous garantis des jouissances plus fortes que celles que nous connaissons dans les corps à corps… Ben mon pote ! On va s’atteler dare-dare pour nous acheter des bonnes conduites…
n Préviens Saint Pierre de notre arrivée… Dis-lui que des testeurs-inspecteurs vont se pointer pour distribuer des étoiles…
n Des gens de notre qualité, ça ne peut se retirer, que dans des Edens d’au moins 6 Etoiles…
n Pas que pour une nuitée…
n Si le site nous plaît… On viserait plutôt l’éternité… Tous frais payés, s’entend…
n Vous ne voyez rien d’autre, mes Seigneurs ?
MALAISE . . .
Suis-je d’ici ou bien d’ailleurs… ?
Quelque chose en moi me dit :
Ce n’est pas le vrai bonheur…
On nage dans le discrédit…
Hé quoi ? Ma mère la Terre !
En ton sein, je me sens chez moi,
Dans tes odorants parterres…
Enivrants jusqu’aux doux émois…
D’où vient ce manque qui m’ étreint ?
Sentiment d’ insécurité…
Des projets d’avenir éteints,
Adieu ! Douce félicité !
Merci ! Toi qui nous a reçus !
Généreuse, plus qu’ à souhait…
Tu ne nous as jamais déçus…
Qui donc a commis le forfait ?
Ô éternelle disgrâce !
Issue des frères ennemis…
Ne supportant pas leurs faces,
En duels sans cesse remis…
Vaines haines ancestrales,
Tristes climats délétères…
Prières des cathédrales…
Pour alléger l’atmosphère…
En façade, beaux sentiments,
Et bassesses par derrière…
Se demander pourquoi il ment,
Et nous pousse dans l’ornière…
Offusqué ne critique point,
Ce n’est que ton propre reflet,
A toi révélé avec soin…
Eventés, tous tes secrets !
Ne cherche point chez les autres,
Les causes de ces malaises…
En toi, en eux, elles sont vôtres…
Usant des mêmes fadaises…
Ainsi va l’homme qui voit dans son frère l’ennemi,
Alors même qu’il sème la division,
Son salut, son extrême salut se trouve dans la cohésion…
Construire ensemble… Pour le bien de tous…
En dehors de tous les clivages…
Faire de la Terre, un nid où chacun a sa place…
A l’abri de l’homme prédateur…
Il en est encore temps…
Peut-être qu’en se pressant un peu…
Ce serait préférable…
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