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Un petit tour dans mon imaginaire
Ca vous dit ?
Pardon si on mélange les grosses blagues
et la spiritualité !!!
Un petit tour dans mon imaginaire
Ca vous dit ?
Pardon si on mélange les grosses blagues
et la spiritualité !!!
Liberté chérie... Avez-vous goûté à la joie de passer les frontières sans encombre, sans papelards... C'est ça l'Europe ! Profitons-en... Tant que nous pourrons tenir le coup...
Car dans ce jeu de libre-échange où les dés sont pipés, combien de temps va durer la partie ?
Croyez-vous que nous allons pouvoir faire jeu égal avec tous les gens d'en face qui pratiquent des bas salaires et n'ont pas des lois sociales à notre niveau... ?
Va-t-on encore emprunter pour sauver la face ? L'ardoise est salée... bientôt on ne nous fera plus de crédit... Force sera de rabaisser nos prétentions... Et nous, les grands conseilleurs, les donneurs de leçons, peut-être en arriverons-nous à dépêcher nos élites pour étudier l'art et la manière de gérer les faillites... Bienvenue dans le tiers-monde !
Bien sûr, nous n'y sommes pas encore, mais le ver est dans le fruit...
Les usines songent à investir dans des paillassons... Pourquoi ? Mais pour mettre les clés en dessous !
-- Il n'y aurait pas un moyen de stopper tout ça ?
- Non ! Les autres sont moins chers ! Alors on passe la frontière et on fabrique à tout va !
-- Et notre pays dans tout ça ?
-- Ben ça fait de la peine... Mais il y a des entêtements qui reviennent cher... Si ça continue, il va falloir trouver des pays qui nous accepteront en tant qu'immigrés, pendant que nous essayerons de caser les nôtres, si possible avec le grand confort... Car il ne sera pas dit que nous ne savons pas recevoir.. Tradition oblige... La classe quoi !
-- Vous me trouvez pessimiste ? Il est parfois bon de voir plus loin que le bout de son nez !
Mais où sont-ils donc nos champions de la prospective ?
La patrie est en danger... On peut crier : Au feu ! Pendant ce temps ils en sont à se demander s'il nous faut un deuxième porte-avions ou pas...
A part ça tout va bien, il n'y a pas de quoi s'inquiéter... Dormez en paix braves gens !
Perdu en pleine campagne, un vacancier s'adresse à un paysan qui est allongé , le dos contre un rocher... Béatement, il semble goûter un repos bien gagné, à l'ombre de sa vache familière...
Si tout de suite, vous pensez à des relations contre nature, vous vous mettez le doigt dans l'oeil... Cessez donc de voir le mal partout... Pourquoi refuserions-nous l'affection ou des élans de sympathie de nos amies les bêtes... Elles ont un petit coeur , elles aussi...
On ne s'offusque pas lorsque un gros toutou vient vous lécher la poire... Bien sûr si un taureau s'approche et veut vous offrir une de ses cornes en gage d'amitié... Hissez le drapeau blanc ! N'allez pas finir dans les rangs des encornés... Des petits fûtés malveillants pourraient jaser et prétendre voir là, une agression sexuelle...
Non ! Dans les arènes, on voit les choses différemment... C'est du : je t'aime, aussi je te tue... On va même jusqu'à célébrer l'art de la mise à mort... avec parfois une offrande...
Ne me dites pas que cela vous a échappé... Vous avez remarqué que le toréro repart souvent avec un petit paquet cadeau... Les oreilles et le queue...
On ne nous dit pas avec quoi repart le taureau s'il est vainqueur...
Mutisme complet à ce sujet, c'est peut-être de la pudeur... Ou alors nous ne sommes pas assez évolués pour comprendre... Comme quoi les relations entre les bêtes et les hommes sont relativement complexes et un paysan en compagnie d' une vache dans les champs ne doit choquer personne... Il faut sortir, se documenter... Revenons à notre touriste... Qu'est-ce qu'il veut... Après les salutations d'usage, s'être excusé de venir troubler les pensées profondes de la sommité allongée... enfin il demande :
-- Pouvez-vous me donner l'heure, s'il vous plaît ?
Délicatement le paysan se saisit de son bâton de berger ( Rien à voir avec ce qu'on nous sert sous emballage plastique...) avec lequel il soulève les pis de sa vache, d'un côté, puis de l'autre et lentement il annonce :
-- Sept à gauche, vingt à droite, voilà ça va nous faire sept heures vingt.
Le vacancier n'en revient pas, il s'esclaffe :
-- Vous m'épatez, en tâtant les pis de la vache vous savez l'heure !
-- Hé oui ! Mon bon, si j'écarte les pis, je vois l'horloge du clocher de l'église... Maintenant si ça vous chante de raconter que vous avez vu une vache qui donne l'heure... c'est des histoires à raconter aux gens de la ville...
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On demande au futur décapité de formuler un dernier souhait ...
-- J'voudrais ben une banane !
Qu'à cela ne tienne... La banane de Monsieur est avancée... Il la mange et puis on l'installe et on déclenche le mécanisme...
Rien ne se passe, la guillotine ne bronche pas... On ramène le gars en cellule et le lendemain... Rebelotte... Il redemande une banane... Après dégustation on le remet en place pour l'exécution... On se dit que cette fois la machine ne va pas se coincer... Elle a été révisée... bien huilée... Plus rien ne doit gêner la chute du couperet... Miracle la machine se bloque de nouveau...
On libère le condamné et le bourreau lui dit :
- J'ai compris votre truc... C'est la banane hein !
-- Pas du tout... Je n'arrête pas de dire que je ne suis pas coupable !
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Il est bon parfois, que les machines nous évitent des erreurs judiciaires !
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-- Dîtes-moi barman qui est cet individu qui est vautré à l'autre bout du comptoir... On dirait presque un clodo... et toutes les femmes qui entrent dans le bar lui font la bise et tout un tas de mamours... Je ne vois pas ce qu'elles lui trouvent...
-- Ah ! Vous l'avez remarqué ! Il a un succès fou... Moi aussi je ne comprends pas pourquoi elles sont folles de lui... Et ce n'est pas tout, il a un tic... De temps en temps, il se passe la langue sur les cils...
-- Sur les cils ! Ah !!!
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Dans une agence de voyages :
-- Té ! Bonjour Monsieur Dominique... Alors, comme d'habitude, je vous réserve un passage sur le bâteau ?
-- Hé non ! Cette fois je ne vais pas sur l'île de beauté... Je veux une couchette dans le train pour Genève...
-- Hou Fan ! Je regarde, et je vois du complet partout... Marseille - Genève c'est bourré à craquer... Attendez pour demain soir, il me reste juste une couchette en première... Vous serez deux dans le compartiment... Ca vous va ? D'accord...
Oh ! Il faut que je vous prévienne... Vous allez voyager en compagnie de... ( il baisse la voix ) d'un Monsieur spécial... Vous voyez ce que je veux dire... Une folle quoi !
-- T'inquiète pas ! Ce n'est pas à moi qu'on va faire des avances... Le premier qui me manque... Enfin ! Je te dis pas comment je me l'arrange...
-- Vous n'allez pas me l'abîmer ! C'est un bon client...
-- Du moment qu'il reste dans son coin, il ne se passera rien...
Le lendemain soir, Dominique se pointe quelques instants avant le départ, il monte dans son compartiment et là il voit son compagnon de route, en train de se préparer pour la nuit, il a déjà mis sa robe de nuit, toute rouge avec des reflets soyeux...
Dominique dit bonsoir, l'autre lui répond tout en inclinant la tête... Jusque là rien d'anormal, hormis la robe...
Dominique s'installe et ça trotte dans sa tête... Il se dit qu'il faut faire quelque chose, avant que l'autre commence à le draguer... Il attend que le train démarre et au bout de cinq minutes il s'adresse à l'autre passager en le menaçant de son révolver :
-- Hé toi ! Branle-toi !
-- Mais... Mais... Mon...
-- Ô fatche ! Tu te branles oui ou non ?
Tout en se disant qu'il a affaire à un fou et sous la menace l'autre s'exécute en méditant sur les joies des plaisirs solitaires et dirigés... Une fois la commande honorée :
-- C'est bien ! A présent tu dors...
Un peu plus tard , Dominique se dit l'autre est capable d'avoir des idées... Aussi il opère le même manège que précédemment... Disons que le compagnon de route a connu à quatre reprises au cours de la nuit des orgasmes de commandes...
Au petit matin Dominique s'aperçoit que l'autre a profité de quitter le compartiment en mettant ses bagages dans le couloir pour filer le premier dès l'arrêt...
Le temps passe et quelques jours plus tard Dominique se repointe à l'agence de voyage... Le préposé lui dit :
-- Té ! Bonjour monsieur Dominique, alors vous avez vu la dernière fois pour que vous ayiez la paix, j'ai réussi à vous faire voyager avec Monseigneur ..., l'évêque de... à la place de ...
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A l' heure où les statistiques pleuvent de toutes parts... En affinant les comptes... après avoir totalisé les importations de bananes... notre pays se trouve avec un excédent de peaux de bananes, de loin supérieur à ce qu'on est en droit d'attendre, une fois que tout a été pelé ...!
Les responsables aux entrées et sorties se perdent en conjectures... Mathématiquement, les surplus sont impossibles... Les entrées clandestines aussi... Alors d'où cela vient-il ?
Selon des sources officieuses, néanmoins bien renseignées, il y aurait comme un vent de folie qui pousse certaines personnes bien intentionnées, à balancer des peaux de bananes virtuelles sur le pavé, afin que les porteurs d'avis contraires se retrouvent sur les fesses... Ce qui oblige à se déculotter pour administrer les premiers secours...
Que de calculs pour faire mordre la poussière aux ennemis... Oh ! Pardon, il ne faut pas dire cela, reformulons :
-- Que ne ferait-on pas pour faire triompher ses idées ! ! ! Et se congratuler aux lendemains de la victoire :
-- On les a bien eus ! Quelle déculottée !
Il ne manquerait plus qu'à entonner des chants guerriers... et la mesure serait à son comble...
--Ho là ! Braves gens nous ne sommes pas en guerre... Tout le monde souhaite un pays prospère, avec des gens heureux... Là est le but commun.
Ce n'est pas en fomentant la haine, le temps d'une élection, qu'on va créer un avenir meilleur... Les paroles qui entraînent les divisions ferment la porte aux dialogues pour une entente salutaire et des lendemains pleins d'espoir...
L'enjeu, c'est le bien du pays... Une fois la tête en place... Ne pensez-vous pas qu'on aurait pu se dispenser de jeter l'anathème sur des gens avec lesquels il nous faudra compter... qui somme toute, sont logés à la même enseigne que nous...
Alors de grâce, n'alimentez plus vos troupes en peaux de bananes...
Oeuvrons pour le bien collectif... dans le respect de tous... le pays en ressortira plus fort et vous aussi... Petits veinards !
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